Galerie

 

 

Les thèmes tels que les bâtiments industriels, les rails, les trains, m’ont imposé le choix de l’aluminium comme matériau de prédilection. Sur cet aluminium, je transfère à la main les photographies prises lors de mes déplacements ; l’image se matérialise alors sous mes doigts.
Je laisse par endroits passer la brillance du support aluminium qui s’organise pour moduler l’image. L’image et sa lumière forment un souvenir qui invite à parcourir des espaces marqués par le travail du temps…

Themes like industrial buildings, rails, trains, have made me adopt the aluminium as a medium of predilection. On this aluminium I transfer the photographs I have taken during my travels ; the image physically appears under my fingers.

I let the aluminium shine here and there, which modulates the image. Picture and light create a memory which invites the spectator to browse through spaces marked by the time.





 

 


Le train pour traverser le temps

Un train sur un pont de fer, d’autres qui se croisent. Ou bien des rails, témoins d’une activité industrielle que l’on devine aussi le long des voies avec la présence de bâtiments parfois flanqués de hautes cheminées.
Témoignage ou peut-être défi lancé aux parallèles et à l’idée d’infini qu’elles portent, transportent en elles, quelle que soit la voie empruntée? Il y a en tout cas dans les tableaux de Marie-Laure Mallet Melchior les ingrédients d’un mouvement incessant, traversant, de passages dans des sites inconnus et pourtant reconnus en tant qu’images d’une époque, révolue ou non.

Viennent alors des souvenirs accumulés au hasard de voyages, puisés dans une mémoire plus ou moins embuée comme le paysage à travers la vitre d’un train… Comme le tableau qui nous est donné à voir, finalement, où le réel de la photo peut être voué au flou par le rajout ou la suppression d’éléments, de couleurs, et devenir le gisement d’émotions oubliées, fossilisées au plus profond de nous-mêmes et soudainement réveillées par cette exploration artistique.

Etienne Ribaucour, Critique d’Art

A train to go across time…

A train on an iron bridge, other trains passing each other. Or rails as a testimony of industrial activity which can be intimated along the tracks thanks to building flanked at times by high chimneys.

A testimony or maybe a challenge to parallels and the idea of the infinite carried by them no matter the chosen track ? In any case there are in Marie-Laure Mallet-Melchior’s paintings the components of a ceaseless movement, crossing paths, of travels in unknown sites which yet are recognized as images of an epoch, current or not.

Then come memories accumulated in a haphazard way during journeys, drawn from a more or less foggy memory like landscapes through the window of a train… Like the painting which in the end is offered to our vision that can be devoted to blurriness by either adding or subtracting elements or colors and thus become a mine of forgotten emotions in our innermost core which are suddenly roused by this artistic exploration.

Etienne Ribaucour, Art critic